Vin et cinéma n°6 : Only God Forgives

Cette semaine, c'est le dernier film de Nicolas Winding Refn mettant en scène Ryan Gosling et Kristin Scott Thomas que je vais tenter de vous accorder avec un vin.

Autant le jouer tout de suite, c'est un film qui divise. Beaucoup attendaient un "Drive 2" et ont été déçus par le style, le rythme et la violence d'Only God Forgives. D'autres sont mieux rentrés dans le film, peut-être attendant moins de choses, et en sont sortis au moins étonnés. De mon côté, je ne m'attendais à rien (n'ayant pas accroché outre mesure avec Drive) et ai été vraiment enchanté par ce film.

only-god-forgives-ryan-goslingQuel vin pourrait donc s'accorder avec un film au rythme lent, avec des personnages très travaillés, des plans superbes et des moments d'une grande violence ? J'ai d'abord pensé à un vin rouge du Médoc, dans un esprit proche du millésime 2008. Des vins souvent forts, beaux et d'une belle profondeur. Sauf qu'ils leur manquent deux choses à mon goût : Le rythme (les vins du Médoc sont sages, mais pas forcément assez posés) et surtout la violence. Il est rare d'avoir du mal face à la puissance d'un Bordeaux, comme on peut avoir du mal devant les scènes violentes d'Only God Forgives.

Décidément, il fallait rester sur un vin rouge pour la profondeur et le côté sombre du film. Ne manque que la violence et des couleurs criantes. Etant daltonien, c'est surtout la violence qui m'a orienté sur un vin en particulier. Un vin puissant qui surprend, est souvent difficile, divise mais est vraiment très bien réalisé : Le Château Pradeaux.

chateau_pradeauxSurnommé le Pauillac du Sud, Bandol reste dans l'esprit "bordelais", mais il offre une énergie beaucoup plus ample, plus violente . Violent, mais sans perdre sa profondeur et son rythme calme, ce rythme qui laisse du temps au temps.

Calme, profond et violent, c’est définitivement des mots qui peuvent qualifier Only God Forgives…et aussi le Château Pradeaux, accord (presque) parfait entre ce film et ce vin.

1 comment

  1. Martial 5 juin, 2013 at 11:11 Répondre

    Je n’ai pas forcément retrouvé dans le film la profondeur que tu décris, mais ta suggestion de vin donne envie !

    Par ailleurs, tu partages avec Winding Refn le fait d’être Daltonien, je ne sais pas si cela peut aider à s’immerger dans l’oeuvre 🙂

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