Dégustation verticale des champagnes Devaux

Les champagnes Devaux sont installés dans la Côte des Bar, grande région de champagne basée dans l’Aube que l’on a trop souvent tendance à oublier de nos jours. Fondée en 1846, la maison Devaux produit approximativement 750 000 bouteilles par an, toutes (ou presque, on compte quelques Blanc de Blancs et Blanc de Noirs) issues de l’assemblage d’un Pinot Noir venant de la Côte des Bar et de Chardonnay en provenance de la Côte des Blancs.

Les présentations étant faites, attaquons maintenant le cœur du sujet : Notre verticale qui s’étend de 1996 à 2005 (4 cuvées au total).

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Champagne Devaux D Millésimée 2005

Difficile de rendre un avis définitif sur cette cuvée, pour la bonne raison que l’embouteillage est encore très récent (novembre 2012), et donc le vin n’est pas encore complètement stabilisé. Nous passerons donc sur la fin de bouche un peu déstructurée qui devrait se corriger avec l’âge (j’en rouvre une d’ici septembre/octobre pour confirmer).
Le vin est ici très rond, vineux, avec une belle fraîcheur minérale qui lui évite un côté « lourd » qui aurait pu écraser ce champagne. Des arômes originaux de torréfaction viennent accompagner les notes d’amande et d’agrumes plus « conventionnelles » sur un champagne encore jeune.

Champagne Devaux D Millésimée 2002

Si le 2005 est encore un peu « fou fou », le 2002 est un champagne clairement posé, calme, serein. La fraîcheur est encore là, soutenant une belle complexité aromatique composée d’agrumes et de pain grillé (merci les jolis Chardonnay). Un bel équilibre à déguster sur une viande blanche ou un poisson de type sole meunière (miam).

Champagne Devaux D Millésimée 2000

Sur l’année 2000, le dégustateur que je suis a envie de dire « waouh ». Waouh car le nez de cette cuvée est juste dingue. Les agrumes partagent l’affiche avec les amandes fraîches et les notes de café. La bouche semble un peu discrète par rapport au nez, cependant tous les arômes sont là. Il ne manque qu’un peu de « pep’s » pour faire de ce millésime un monstre de compétition. D’autant plus que la longueur est là… dommage que la bouche soit timide par rapport à ce nez si exubérant !

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Champagne Devaux D Millésimée 1996

Là, on attaque du lourd. De ce type de champagne que tout le monde ne va pas adorer. Pourquoi ? Déjà à l’œil, ce champagne montre de belles nuances ambrées que beaucoup ne comprendront pas. Et il en est de même sur ce nez très truffé qui rappelle allègrement certains vieux Chenins de la Loire (on pense à certains vins de Philippe Brisebarre par exemple).

Vous l’aurez compris, l’évolution est là, et elle s’affirme sur cette année qui était, il faut bien le dire, monstrueuse en champagne. Aux notes de sous-bois viennent s’ajouter les arômes d’amande, de noisette, donnant à ce champagne une complexité impressionnante. La bouche est ample, à laquelle s’ajoutent des bulles encore très vives. Seule la longueur en bouche laisse un peu à désirer…mais on lui pardonne, non ?

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